« Luzia », la « première Brésilienne », découvert à Lagoa Santa  (Etat du Minas Gerais, datation à 11 500 ans) présente des traits négroïdes et australoïdes. Ce qui nous donne à réfléchir sur la thèse du professeur Van Sertimas qui plaçait l’arrivée des noirs en Amérique pendant la période précolombienne bien avant notre ère chrétienne. La découverte du crane de Luzia dans une grotte au Brésil  conforte cette thèse d’une migration Africaine aux Amériques  il y’a plus de 30 000 ans. Après  la reconstitution de son facies  elle porte une ressemblance frappante avec les Africains sub-sahariens. Ce qui est le cas également des statuts Olmèques, statues mexicaines, dont les traits ont de forte ressemblance avec les traits Mandingues

QUAND LA SCIENCE DERANGE UN PEU…

Elle s’appelle « Luzia », en référence à la fameuse « Lucy » de Yves Coppens. Il s’agit d’une reconstitution faite à partir d’un squelette qui avec plusieurs autres, découverts dans une caverne du Brésil, constituent les vestiges humains les plus anciens des Amériques, et ô surprise, il s’agit d’une inattendue femme noire…
Des vestiges du même genre, c’est à dire d’hommes et de femmes noires, ont également été trouvés au Mexique, en basse Californie…
Bien sûr, tout cela chamboule totalement le schéma d’un peuplement s’étant fait aux Amériques, initialement par des peuples d’Asie qui seraient passés par le détroit de Béring, à l’horizon d’il y a 13 000 ans, cette date étant imposée par la période glacière qui seule aurait permis par un abaissement corrélatif du niveau de la mer, de franchir ce qui par le réchauffement redeviendra un détroit. Car il est manifeste que ceux qui sont passés par là, si tel fut le cas, furent longuement précédés par d’autres.
En effet, ces vestiges sont quant à eux datés de 35 000 ans, et semblent confirmer un peuplement des Amériques s’étant opéré avant même l’horizon de 60 000 ans, car sur certaines peintures rupestres, sont représentés des animaux qui ont disparu depuis cette époque. D’autre part, on trouve également sur des peintures, des représentations d’embarcations avec la proue relevée, ce qui n’est d’aucune utilité pour une navigation fluviale…
Des Africains seraient-ils parvenu aux Amériques, il y a 35 000 ans et peut être même bien davantage, en traversant l’atlantique à bord de bateaux…?
L’affaire comme vous pouvez l’imaginer, est rudement controversée…
Paris, le 31 août 2013
Richard Pulvar